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                                                                  A mon amie Marie-Odile

 

 

        Mes chers amis, Mesdames messieurs les députés, messieurs les journalistes, madame la sous-préfet, monsieur l’abbé, monseigneur, monsieur le maire adjoint honoraire de Pornichet, madame la conseillère conjugale, mesdames messieurs de la société civile représentant : France télécoms, Indret, la régie des tabacs et Gaz de France, les frères, les sœurs, les beaux-frères , les belles-sœurs, mesdames messieurs de la chorale des petites chanteurs à la croix de bois , à la croix de fer, si je meure je vais en enfer, mesdames du FJT de Nozay,  mes bien chers frères mais bien chères sœurs, mon général, les absents……ma chère Marie Odile.

Je sais, c’est un peu  long,  mais protocole oblige, au moins ça fait plaisir à tout le monde, en espérant que je n’ai oublié personne.

         Nous sommes donc réunit ce soir pour fêter notre amie Marie-Odile Coquet Cannonet.

Personnellement, je ne connais que 2 Marie Odile, celle de la télé qui présente « La minute épique du PMU », que vous connaissez tous, …. Vous voyez qui je veux dire,….mais si celle qui zozotte,….. celle qui a des petites moustaches,…. un léger duvet,…. mais si celle,  qui a les jambes arquées à force de monter à cheval, bon bref comme je vous le disais,  je connais que 2 Marie Odile , celle de la télé et Marie Odile Coquet Cannonet ici présente.

         Alors ce soir, je ne vous parlerais pas de la Marie Odile, celle de la télé, mais exclusivement de Marie Odile Coquet Cannonet. Non pas que je n’aime pas les chevaux, se serait même le contraire, ayant moi  même été jockey dans ma jeunesse. Eh oui, certain l’ignore, mais ce fût mon premier métier. Hélas ma carrière s’interrompit brusquement au bout de quelques années.

         Bon, puisque cela vous intéresse, juste un aparté ; pour être un bon jockey, il faut 3 choses :

 

1)    il ne faut pas être trop grand, 1.74 mètres j’étais encore dans les normes

2)    il ne faut pas être trop gros, 56 kilos à 18 ans c’était parfait.

3)    Et surtout, et surtout  il ne faut pas être pourvu d’organe reproducteur trop important, et c’est là que mes ennuis ont commencé. Eh oui,  ayant été doté par madame Nature de ….. du… exceptionnelle, j’avais comme ils disent dans le monde hippique, un handicap.

 

Ah je m’en rappelle encore, c’était au grand steeple-chase de Châteaubriant, le jour de mes 20 ans, en 69, année érotique  comme aurait dit le beau Serge. Je montais ce jour là : Pipeau du roseau, superbe jument de 23 ans. Après un départ en flèches, je passai en tête la 1 ère haie, la deuxième haie, la troisième haie, et c’est, arrivé à la quatrième, la rivière, que ma jument sauta très loin et surtout très haut. En retombant,  une lanière de l’étrier gauche céda, entraînant mon corps violemment vers la selle, et m’écrasant fortement ….les choses de la vie. Un testicule venant  se loger contre la vésicule biliaire. Très très douloureux. Et c’est donc, à la quatrième haie du Grand prix de Châteaubriant que se termina ma carrière hippique. Bon rassurez, vous tout rentra dans l’ordre, après trois mois de rééducation, avec une infirmière spécialisée.

Les seules séquelles que j’ai eut,  c’est que cela m’a fait développer des calculs dans la vésicule biliaire ; le chirurgien me la dit le mois dernier : vous vous avez eut un tassement de testicules, on en voit encore l’impact, en chirurgie il appelle ça : un expresso tassimo testiculum.

 

Ceci étant dit, revenons à ce qui nous amène ce soir et donc à mon amie Marie Odile Coquet Cannonet, directrice en chef, jusqu’à la semaine dernière, du FEJETE de Nozay.

 

Alors à ce moment là,  en générale, on commence à raconter la vie , les anecdotes, de celle qui est le héros de la fête, tout un blabla qui n’intéresse personne. Je ne vous dirais donc pas que,  Mario, c’est comme ça que l’appelle ses amis, donc que Mario est née un soir d’hiver, pas loin d’ici,  dans une étable à Tréveleux. Sur ce petit être couchée sur un lit de paille, un âne et un bœuf, soufflait, dans la nuit noire, au travers leur naseau brillant, un air chaud pour la réchauffer. Ses parents Joseph et Marie,…. non je me trompe, ses parents Lili et Marie étaient au près d’elle, beat d’admiration.

 

 Au bout d’un moment Lili dit à Marie : « dit donc la Marie, c’est ben beau tout ça, mais comment c’est ti qu’on l’appeler cette petite ». Marie répondit à Lili : « ah mon Lili, j’aimerai ben qu’on l’appelle …..Marie ». Lili dit à Marie : «  ah !  damme point , y a déjà une Marie à la ferme, moi ça me suffit  » . Marie dit à Lili : «  oh mon Lili, je t’en prie, fait moi plaisir » Et c’est à ce moment là que Lili pour faire plaisir à Marie lui sorti , son …… son gros dictionnaire des prénoms . Alors, voyons, A, E, I, O, U Marie A , Marie E, Marie I , Marie O, …..ah bien voilà ça sonne bien Marie O, Et c’est ainsi, que ce soir là l’on baptisa ce petit être sans défense du nom de Marie Odile. Quelques jours plus tard les 3 facteurs de Marsac sur don : Nestor, Balthazar et Gaspar apportèrent par Colissimo leurs présents : du jambon, du saucisson et des cornichons.

Donc tout cela je vous le raconterai pas. Pas plus que Mario, vivant à la campagne attrapa toutes les maladies qui passaient par là : la grippe porcine, la vache folle, la grippe aviaire, et même la myxomatose. T’as beau yeux tu  sais ! Non tout cela  je ne vous le dirais pas. Pas plus que sur sa jeunesse, d’abord parce que je n’en sais rien et ensuite parce que cela ne nous regarde pas.

Par contre ce que je peux vous raconter, c’est lorsqu’elle débarqua dans la vie de Gaston, je veux dire d’Alain. Nous on l’appelait Gaston rapport à ses gaffes, par exemple demandez lui , comment il fait sécher les semelle de ses chaussures, mais aujourd’hui je ne vous en dirais pas plus, un jour peut être …

         Donc Alain, sorte de saltimbanque, gratteur de guitare, cascadeur à ses moments perdus, ……et pardessus tout noceur : en effet, il avait la triste réputation de se faire inviter à tous les vins d’honneur. Moi je l’accompagnais, uniquement pour prendre soin de lui. Donc on vivait une vie peinarde, pleine de tendresse, de musique, de vin blanc, quand Mario débarqua dans notre vie de couple. Elle me piqua en quelle que sorte, l’homme de ma vie. Oh,  je ne lui en voulus pas longtemps, elle était si charmante, si fine, si délicate, bon c’est sûr, elle venait de la campagne, ben ça se voyait : il y a avait de la boue sur sa 4L verte. Mais on l’adopta tout de suite.

         Je me souviens encore de notre première rencontre. C’était un samedi soir à la fête de la bière de Thouaré, je la revois encore, toute fraîche, blottie contre la grande carcasse d’Alain, alors que Maurice après s’être fait viré de la scène par les musiciens, dansait sur les tables avec, sortant de sa braguette une saucisse de Strasbourg trempée dans la moutarde, et moi déambulant, torse nu, après avoir vendue ma chemise. Soirée bien ordinaire au demeurant, mais,  avec  la présence de Mario, restera à jamais gravée dans nos mémoires.

         Pendant leur vie de fiancé, ils inventèrent des jeux,  par exemple jeux de cache-cache, l’un au café de la Bourse, l’autre au café du Commerce, ainsi afin de tester la réactivité de leurs parents respectifs, des vrais gamins.

         Puis vint le mariage, en grandes pompes : 44 pour Alain, 42 pour Mario. Et ensuite tout naturellement les enfants.

         Mario, tout d’abord, mis bas, Guillaume, artiste comme sont père, spécialiste de la toile d’araignée polychromes, et,  quelques années plus tard la petite Marie, reine de la machine à coudre à pédales, et qui n’a même pas peur des ours.

         A doudoudou : « si vous êtes à la recherche d’un cadeau original, écologique, et pas cher, n’hésitez pas à consulter notre site : « La petite couture montagnarde de Marie.fr » vous y trouverez tout plein de cadeaux, de la petite pochette de voyage aux coussins parfumés des montagnes, il y en a pour tous les goûts, pour toutes bourses.

         Leur vie était à la fois à la ville et aussi à la campagne. Et c’est ça qui était bien avec Mario et Alain, c’est qu’ils disposaient d’une résidence secondaire et donc,  toute notre bande disposait également d’un lieu de villégiature.

         Combien de fois a-t-on débarqué pour le week-end, dans la maison des tantes, comme se nommait cette demeure. Pendant que Mario et Alain , nettoyaient, faisaient les peintures, la tapisserie, nous, notre spécialité c’était plutôt la décoration, un petite touche de mousse à raser par ici, un peu de jaune d’œuf par là, un soupçon de yaourt sur le mur, tout en finesse nos prestations. Puis, après un verre de zézette et un p’tit air d’accordéon, « Prospère yop la boum », on se couchait bien gentiment en regardant, par exemple  Jacques Lebreton monter son lit cage, et en ayant bien pris soin d’éteindre le feu de la cheminée, on est jamais assez prudent. Ah que de souvenirs emmagasinés dans cette demeure. Cette maison ayant pris tellement d’importance dans la vie de Mario et Alain, qu’ils ne pouvaient plus s’en passer, si bien qu’au début du XXI éme siècle, ils prirent une décision irrémédiable : ils allaient quitter l’habitat ….. Urbain pour retrouver l’habitat ….Rurale ……: y en 4 qui suivent, ça fait plaisir. Voilà donc,c’était décidé : fini les embouteillages, le bruit, la pollution, leur vie sera désormais à Tréveleux City. Alain, ayant été contaminé par de l’amiante, sa vie professionnelle s’arrêta de bonne heure et de bonne humeur. Ce qui lui permit enfin,  de se mettre au travail et de commencer la rénovation leur bâtisse. Cette contamination par l’amiante n’étant une MST (maladie sexuellement transmissible), sauf évidement si il y a plus de 17 rapports hebdomadaires, (statistique 2010  de la médecine du travail), mais comme ce ne fut jamais le cas dans le couple Coquet-Cannonet, Mario, elle, ne fut donc jamais été contaminé, et donc, elle, n’arrêta pas  sa vie professionnelle.  

       Et c’est là, que le hasard se mit à frapper à la porte de Marie Odile : il se créa en 2003, à Nozay, donc à quelques kilomètres de Tréveleux , le FEJETE , foyer des jeunes travailleurs. Ce qui correspondait à la formation de notre amie Marie Odile. Après quelques hésitations, et sur les conseils avisés d’Alain, Mario se lança dans l’aventure, avec passion, et devint donc madame la directrice du FEJETE de Nozay. Avec plein d’enthousiasme, Marie-Odile se lança à corps perdu dans ses nouvelles fonctions. Oh bien sûr, tout ne fut pas facile, il y eu des hauts, des bas, des travers, des rebondissements, enfin plein de petites choses qui font le piment le la vie. Pendant qu’Alain jouait de la perceuse et du marteau piqueur, avec ses muscles de travailleurs immigrés, pour  Mario, c’était plus : immigrer ses travailleurs. Elle accomplit sa mission avec beaucoup de sérieux, d’abnégation, de conscience professionnelle, sachant être à l’écoute, tout en prenant, avec fermeté, les décisions qui s’imposaient.                                            Mais tout à une fin, Madame la directrice a rendu son tablier, la semaine dernière, après 7 années de bons et loyaux services.

 

         Je voudrais remonter quelques années en arrière, il y a juste 40 ans, jour pour jour, à une journée prés, c’était le 29 octobre 1970, avec quelques amis ici présents, je fêtais la fin de mon service militaire : la quille !

         Eh bien ce jour, ma petite Mario, c’est « ta quille » ! Ta quille de vie professionnelle, et je préfère 100 fois employer ce mot, plutôt que celui de « retraite ».

Certain ou certaine, se pose la question : qu’est ce que je vais bien faire en retraite, alors là Mario ; si tu as des doutes, pose cette question à tous ceux qui sont déjà passé par là, à moi par exemple et bien je vais te le dire : c’est une nouvelle vie qui commence, tu as envie de dormir, tu dors, tu as envie de manger, tu manges, tu as envie de lire, tu lis, tu as envie de jardiner, tu jardines, tu as envie de……, tu demandes à Alain. Tu as le temps avec toi et ça, c’est un des biens les plus précieux. Je ne me fais aucun souci, tu vas apprécier.

         Voila ma petite Mario tout ce que j’avais à te dire en ce jour de fête, profite bien, et comme il y a 40 ans , de la part de tous tes amis, je te fais pleins de grosses bises et je te dis : VIVE LA QUILLE BORDEL !

        

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Le 29 octobre 2010

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