Les 70 ans de Momo
Anniversaire Maurice 27 octobre 2018
Mon vieux Maurice ,il y a quelques temps je t’appelais , mon ami Maurice , cher Maurice, ou même Momo, mais maintenant se sera « mon vieux Maurice « , il va falloir que tu t’y fasses. Je dois même maintenant te l’avouer , je ne pensais même pas que tu serais arrivé jusque-là. En effet quand il était tout petit , il a eu toutes les maladies : rougeole, rubéole, varicelle, coqueluche et même la mixaumatose et pour finir , mais quelques années plus tard : la jaunisse, évènement que l on abordera un peu plus tard.. Puis ce fut la puberté, bien qu’il soit du signe de la vierge, il ne le resta pas longtemps : 1 er rapport sexuel à 11 ans , 1 ère rupture à 12 ans , il faut dire qu’il était très précoce, on l’appelait même Maurice pré Cosset . La délinquance le guettait, heureusement la musique fit son œuvre, il se mit à jouer de la clarinette baveuse. Certes ce n’était un musicien de grand talent, loin s’en faut , mais il persévéra et au bout de quelques années de pratique, il réussit à sortir quelques sons de son instrument. Ses parents se demandaient : qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire de lui, ils l’envoyèrent donc à la grande école à Nantes. Et c’est là qu’il fit la connaissance de 2 énergumènes, comme lui un peu musicien , comme lui un peu dépravé. D’abord un grand , pas tibulaire , mais presque : Alanus Coquemolle , genre de personnage qu’on évite de croiser après 22h00 , dans une rue mal éclairée. Lui il grattait une guitare dans les couloirs du tramway et chantait des chansons paillardes. Le 2 ème , un petit , grand comme ça , grosse fortune vendéenne , il s’appelait : Patriche de chez Lustrucu, pas n’importe qui le mec. Le seul problème c’est qu’il voulait jouer de la batterie : un tambour , une cymbale , a c’est sûr il faisait du bruit, il tapait sur des bambous mais c’était pas numéro un , comme aurait dit Philippe Lavil. Et donc c’est 3, là décidèrent de s’associer et de former un groupe musical. …Un groupe musical…. Il fallait un nom à ce groupe , après plusieurs semaines de recherche , ce fut « Les Pycnométres «. ……………. Un pycnomètre désigne un instrument de laboratoire utilisé pour mesurer, à une température déterminée, la masse volumique d'un produit liquide, Etant un peu penché sur la bibine , cela leur permettait de savoir, au gramme près , la quantité de pastis ingurgité lors des répétitions . Il faut dire que leur répertoire n’était pas , comment dirais je , très sexy, car entre Marie trempe ton pain et le curée de Camaret , l’espace musical était assez réduit.
Et c’est là que l’on arrive à l’episode de la jaunisse, et contrairement à ce que l’on put croire, ce n’était pas une jaunisse, non , non le corps médicale est formel la dessus, en fin de compte c’était les molécules de pastis qui ressortaient par les pores de son épiderme .
Cas rarissime certes, que la médecine voulut approfondir , à un poil près Maurice faillit être disséqué , a deux doigts, à 3 fois rien , bref il a suffit d’un rien pour que Momo soit découpé en petits morceaux .
Et, ce fut, à cette période que je fis la connaissance de Maurice et de sa bande de dépravés. J’étais à l’époque pilote de rallye et je recherchais un co-pilote : bon d’emblée j’éliminais le petit , Patriche , beaucoup trop nerveux, quant à l’autre , le grand, alors lui c’était un peu spécial, et ce n’était parce que il n’avait pas de permis de conduire , qu il ne conduisait pas ,bien au contraire , et surtout les voitures des autres : 2 cv , poteau , muret , circulez y a rien à voir . C’est donc pour cela que je choisi Maurice pour me seconder. La grand aventure automobile commença avec un véhicule un peu spécial , une 2 CV 16 soupapes Gordini bi-turbo: un monstre . On fit tous les rallyes qui se présentaient : Rallye de Noirmoutier, Rallye de Nantes à Montaigu , Rallye de Pierric avec arrivée sur le parking du Tilt, il faut dire que l’on s’était spécialisé sur les Routes de nuit. A force d’être ensemble on se découvrît une passion commune : la musique , lui la clarinette , et moi la trompette , plus exactement le cornet à pistons. Le groupe des Pycnometres étant au point mort, je repris les choses en mains. De la rigueur , du travail et l’association de deux grands talents, je ne parle pas du grand et du petit, mais de Maurice et moi-même., donc cette association permis d’être reconnu dans le milieu du show bizz . Les tournées s’enchainèrent , avec tous les Zéniths de France , alors à l’époque on n’appelait pas ça Zenith , mais salle paroissiale , mais c’était la même furie , les femmes se jetaient sur nous , pour arracher nos vêtements, je me suis même retrouvé en slip lors du méga concert de Viellevigne, certain ou certaine de cette assemblée peuvent en témoigné. C’était de la folie !Mais tout cela c’était avant le drame . Ma collaboration avec Maurice était de plus en plus tendue, il voyait bien que je lui faisait de l’ombre. Un soir , après un concert pour la fête de la bière à Thouaré, je pris Maurice entre 4 yeux : Momo ce n’est plus possible , c’est fini nous deux , je te quitte. Ce fut, pour lui un déchirement . Les Pycnometres continuèrent quelques concerts , sans conviction, puis disparurent de la circulation. Tandis que moi , enfin libéré, j’entrepris une carrière solo : que des succès. Tournées au travers de l’Europe et tournée triomphale aux States. Et c’est là que j’ai rencontré Pamela Anderson . Vous savez celle qui joue dans la série « Alerte j’ai mal au bout « Eh oui ! ……………Alors vous voulez savoir comment j’ai rencontré Pamela Anderson ….. eh bien je vais vous le dire ( je le fais à la Sarko )
C’était le dernier jour de ma tournée américaine , 20h30 , je sirotais un Malibu sur la plage de Martini, ……… non le contraire , je sirotais un Martini sur la plage de Malibu , quand j’entendis derrière mes Ray bans, une voix suave et envoutante :
Oh Peter , how happy I am to meet you, I am a fan and I love everything you do, you are my idol, I would like to have an autograph of you. ………….Je vous le donne Emile , c’était Pamela Anderson. Hello Pam what do you drink ? On a bu ensemble un Martini . Après, sur la plage , on fait l’amour toute la nuit, au petit matin , deux corps enlacés , entièrement nus, émergeaient doucement d’une brume matinale qui flottait au-dessus de la mer, je jettes un œil sur ma montre Seiko à quartz ( on dirait du Gérard De villier) : bon ma petite Pamela , c’est pas que je m’ennuie , mais j’ai un concert à Kuala Lumpur dans 3 heures, il est temps que je prenne mon jet , si je ne veux pas être en retard . J’ai préféré arrêté tout de suite cette relation, avant qu’elle s’attache trop à moi. ………..
Eh bien figurez vous , pas plus tard que l’année dernière, qui je vois débarquer à Marseille, je vous le redonne Emile : Pamela Anderson . Alors là je lui ai dit : ma petite Pamela tu tombes mal car je ne joue plus de la trompette ( ou cornet a pistons , pour ceux qui suivent ) Par contre j’ai un ami qui joue au football , et qui aimerait faire ta connaissance. Je l’ai présenté à mon ami Adil, Adil Rami , champion du monde , pas jouer une minute , mais champion du monde quand même ,et bien maintenant, vous me croirez si vous voulez , ils ne se quittent plus et comme çà tous les soirs mon ami Adil peut embrasser la croupe du monde ,
Bon, sur cet intermède, j’en reviens à mon ami Maurice. Donc quand les Pycnometres se séparèrent, Momo ne s’en remis pas et tomba en profonde dépression. Et c’est là que dame nature fait bien les choses, car au lieu de le laisser tomber elle mit sur son chemin une charmante infirmière, quoi de plus important que la médecine quand tout s’écroule au tour de vous. D’une poigne vigoureuse et même des deux mains elle redressa …. La situation. Il y a même eut une chanson qui sorti à cette époque, pour cristalliser cette idylle, ça faisait comme çà : Bande, bande , bande Popof , tu as vraiment un beau métier, bande , bande , bande Popof , ton Maurice il faut le soigner. Il n’en fallait pas plus pour que Momo, retrouve la joie de vivre , sa musique , ses histoires , ses copains bref le Maurice que l’on devant nous. Ah l’amour quand tu nous tiens .
Ils se marièrent et eurent 5 enfants : Benoit, Ollivier, Agnès et Zadig et Voltaire. Je vais vous les présenter : alors Benoit c’est celui qui cause dans le poste, par exemple vous voulez regarder un match de foot à la télé : OM PSG demain soir, vous mettez l’équipe 21 et qu’est-ce que vous voyez , Benoit qui cause, mais pas le match, c’est la seule chaine de télé qui est faite pour les non-voyants , l’équipe 21 je vous recommande, avec Benoit . Le 2 ème , Ollivier, alors lui j’aurais pu être son père, casseur de voitures, on le surnomme même le Rémy Julienne de St Gilles croix de vie, bon gars, mais casseur. Puis vint la charmante Agnès, la fifille à son papa et à sa maman , douce , tendre, mignonne, élus Miss brioche vendéenne à l’âge de 5 ans, une fée, jamais un mot plus haut que l’autre : Agnès la fifille .
Quant à Zadig et Voltaire , on les a aperçu dans un magasin de mode en région parisienne , mais depuis on a plus de nouvelle. Puis après les enfants vinrent les petits enfants, charmantes têtes blondes qui adorent venir voir Mamy et Papy , dans l’ordre d’apparition : Oscar, Charline, Gabriel , Gaspard et Jules.
Voilà, voilà résumé en quelques mots, en quelques lignes , 70 ans d’une vie bien remplie, familiale et musicale , surtout ces dernières années avec le Dig Bazar. Alors puisque l’on est entre nous et que personne ne nous écoute, je voudrais Maurice , te faire une confidence,…… nous sommes amis sur Face de bouque et nous avons des dizaines et même des centaines d’amis, mais des amis avec qui on peut tout ce dire, avec qui on a vraiment plaisir à se retrouver, avec qui on partage tout et qui après près de 50 ans on a toujours pas réussi a ce taper dessus, j’en ai pas beaucoup, et bien mon ami Maurice tu fais partis de ceux qui comptent pour moi, et c’est pour cela que je te souhaite un très joyeux anniversaire, et que notre amitié dure au moins encore 50 ans , après on verra.
Alors pour finir, je voulais te faire une surprise, et en souvenir des Pycnometres , je voulais te jouer un morceau de trompette. J’ai donc ressorti mon instrument, que j’ai nettoyer , briquer, lustrer et même lubrifier, mais, depuis que Pamela m’a soufflé dans le cornet à pistons, il y a plus rien qui sort, c’est comme ……une impuissance à éructé, Dany pourra même en témoigné, … ( réponse Dany ), mais comme tout se termine en musique , je vais quand même t’interpréter un petit morceau de circonstance : joyeux anniversaire à l’harmonica.
Pierrot